A Assurance Emprunteur Rapide
Sommaire (9)
  1. L'essentiel en 30 secondes
  2. Sommaire
  3. Cadre légal et convention AERAS pour le risque aggravé
  4. Profil cardiaque, grille de référence et surprime 2026
  5. Profil diabétique, types 1 et 2 et tarification 2026
  6. Délégation versus contrat groupe, comparatif 2026
  7. Recours en cas de refus, parcours à 4 étapes
  8. En résumé
  9. FAQ
Assurance emprunteur cardiaque ou diabétique 2026, parcours AERAS et délégation
Assurance emprunteur

Assurance emprunteur cardiaque ou diabétique : Guide 2026

Obtenir une assurance emprunteur cardiaque ou diabétique en 2026, grille AERAS, surprime, droit à l'oubli, choix de la délégation et recours en cas de refus.

Marie Dubois
Marie Dubois Rédactrice spécialisée
Publié le 6 juin 2026 · vérifié le 6 juin 2026 · 11 min de lecture
Relu par Marie Dubois - article éditorial, ne constitue pas un conseil personnalisé
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L’essentiel en 30 secondes

  • Un emprunteur cardiaque ou diabétique peut accéder à une assurance emprunteur en 2026 grâce à la convention AERAS, à la grille de référence et à la mise en concurrence par la délégation.
  • La surprime médicale se situe en 2026 entre 50 et 300 pour cent du tarif standard selon la pathologie, l’ancienneté et la stabilisation clinique, avec un plafond d’écrêtement pour les revenus modestes.
  • Le droit à l’oubli de la loi Lemoine concerne les cancers et l’hépatite C guéris depuis plus de 5 ans, pas les pathologies cardiovasculaires, mais la grille AERAS prévoit des conditions standardisées par pathologie.
  • Le parcours AERAS se déroule en trois niveaux successifs avec un délai cible de 5 semaines et un taux d’aboutissement global proche de 90 pour cent en 2026.
  • La délégation d’assurance sous loi Lemoine permet en moyenne 10 000 à 25 000 euros d’économies sur 20 ans pour un capital de 250 000 euros, par rapport au contrat groupe bancaire.

Sommaire

  1. Cadre légal et convention AERAS pour le risque aggravé
  2. Profil cardiaque, grille de référence et surprime 2026
  3. Profil diabétique, types 1 et 2 et tarification 2026
  4. Délégation versus contrat groupe, comparatif 2026
  5. Recours en cas de refus, parcours à 4 étapes
  6. FAQ

Cadre légal et convention AERAS pour le risque aggravé

L’accès à l’assurance emprunteur pour les profils cardiaques ou diabétiques repose en 2026 sur l’articulation de trois textes complémentaires. D’abord, la loi Lemoine du 28 février 2022, publiée au Journal officiel et consultable sur Légifrance, qui supprime le questionnaire de santé pour les prêts inférieurs à 200 000 euros par tête et terminés avant le 60e anniversaire. Ensuite, la convention AERAS signée entre l’État, les assureurs, les banques et les associations de malades, qui définit un parcours en trois niveaux pour les dossiers qui ne passent pas en assurance standard. Enfin, le droit à l’oubli étendu par la loi Lemoine à 5 ans pour les pathologies cancéreuses et l’hépatite C guéries. Voir notre fiche convention AERAS pour la définition complète et notre dossier convention AERAS, bénéficiaires et démarches pour le parcours administratif détaillé.

La convention AERAS s’applique à tout emprunteur dont le dossier a été refusé ou surprimé pour un motif de santé, à condition que le plafond de capital assuré ne dépasse pas 420 000 euros par tête et que la dernière échéance intervienne avant le 71e anniversaire. Ce périmètre est volontairement large pour englober la quasi totalité des projets immobiliers d’accession à la résidence principale. Les statistiques publiées par la commission de suivi AERAS sur aeras-infos.fr indiquent qu’en 2026, environ 90 pour cent des dossiers traités aboutissent à une proposition d’assurance, dont près de 70 pour cent dès le niveau 2 sans intervention du pool des réassureurs.

Pour les pathologies cardiaques et diabétiques, la grille de référence AERAS publiée annuellement définit les conditions standardisées d’acceptation, les plafonds de surprime et les délais d’observation post stabilisation clinique. Voir notre dossier risque aggravé de santé et loi Lemoine 2026 pour le détail des règles et notre fiche surprime médicale pour le mode de calcul.

Profil cardiaque, grille de référence et surprime 2026

Les pathologies cardiovasculaires couvertes par la grille de référence AERAS regroupent l’infarctus du myocarde, l’angor stable, la fibrillation auriculaire isolée, l’hypertension artérielle traitée, les valvulopathies opérées et les cardiomyopathies non évolutives. La logique commune est de subordonner l’acceptation à une stabilisation clinique attestée par le médecin traitant et à un délai d’observation variable selon la pathologie. Voir notre fiche questionnaire de santé pour le détail des déclarations attendues.

Infarctus du myocarde. La grille de référence prévoit en 2026 une acceptation à surprime plafonnée à 100 pour cent du tarif standard après 3 ans post infarctus pour les emprunteurs de moins de 50 ans sans complication, et à 150 pour cent pour les emprunteurs entre 50 et 60 ans. Au delà de 10 ans post infarctus avec stabilisation clinique attestée, l’acceptation se fait au tarif standard sans surprime. Cette progression vers le tarif standard est l’un des acquis majeurs de la convention pour les pathologies coronariennes.

Hypertension artérielle. L’HTA traitée et stabilisée par mono ou bithérapie sans atteinte d’organe cible est acceptée en 2026 au tarif standard ou avec une surprime symbolique inférieure à 25 pour cent dans la majorité des contrats individuels. L’HTA sévère ou résistante avec atteinte rénale, ophtalmologique ou cardiaque relève en revanche du parcours AERAS de niveau 2 ou 3, avec des surprimes plafonnées à 200 pour cent. Voir notre dossier exclusions standards assurance emprunteur 2026 pour les exclusions complémentaires.

Fibrillation auriculaire et valvulopathies. La fibrillation auriculaire isolée sous traitement anticoagulant stabilisé est acceptée en 2026 avec une surprime de 75 à 150 pour cent selon l’âge et la durée d’évolution. Les valvulopathies opérées avec bioprothèse ou plastie sont éligibles au tarif standard après 5 ans sans récidive d’événement cardiaque. Les associations de patients comme UFC Que Choisir documentent une amélioration progressive des conditions tarifaires sur ces pathologies depuis la révision 2023 de la grille.

Le plafond d’écrêtement AERAS ramène en 2026 le coût total de la surprime dans la limite de 1,4 point de TAEG pour les emprunteurs aux revenus inférieurs à 38 460 euros annuels et pour une part assurée à 100 pour cent. Cet écrêtement est financé par une mutualisation entre les assureurs adhérents à la convention et constitue un levier majeur pour les profils modestes. Voir notre dossier taux assurance prêt immobilier 2026 pour la comparaison avec les tarifs standards.

Profil diabétique, types 1 et 2 et tarification 2026

Le diabète est la pathologie chronique la plus fréquemment traitée par la grille de référence AERAS, avec environ 3,5 millions de personnes concernées en France en 2026 selon les données de Santé publique France. La tarification distingue le diabète de type 1 insulinodépendant et le diabète de type 2 non insulinodépendant, et tient compte de l’HbA1c, de la présence ou non de complications cardiovasculaires, rénales ou ophtalmologiques, et de l’ancienneté du diagnostic.

Diabète de type 2 stabilisé. La grille de référence prévoit en 2026 une acceptation à surprime entre 50 et 150 pour cent pour un diabète stabilisé sous antidiabétiques oraux avec HbA1c inférieure à 7,5 pour cent et sans complication. Le taux global de la cotisation d’assurance se situe alors entre 0,30 et 0,55 pour cent du capital initial, contre 0,15 à 0,28 pour cent pour un profil standard. La fiche pratique de l’INC Conso détaille les justificatifs attendus, dont les trois dernières HbA1c, le suivi ophtalmologique et le bilan rénal annuel.

Diabète de type 1. La grille prévoit en 2026 une acceptation à surprime entre 100 et 300 pour cent pour un diabète de type 1 sous insulinothérapie sans complication cardiovasculaire ni rénale. Le taux global se situe entre 0,50 et 0,90 pour cent. La présence d’une rétinopathie diabétique, d’une néphropathie ou d’une neuropathie périphérique majore significativement la surprime ou peut orienter le dossier vers le niveau 3 AERAS. Voir notre fiche garantie ITT pour les implications sur l’incapacité temporaire de travail.

Diabète gestationnel et prédiabète. Le diabète gestationnel résolu sans persistance d’anomalie glycémique post partum est en règle générale non surprimé en 2026 par les contrats individuels, à condition de produire un bilan glycémique normalisé dans l’année suivant l’accouchement. Le prédiabète isolé avec HbA1c entre 5,7 et 6,4 pour cent fait l’objet de surprimes symboliques, inférieures à 50 pour cent sur la grille de référence.

Le questionnaire de santé demandé par l’assureur pour un emprunteur diabétique en 2026 inclut systématiquement l’ancienneté du diagnostic, le traitement en cours, les trois dernières HbA1c, le bilan ophtalmologique annuel, le bilan rénal et la déclaration des complications éventuelles. Voir notre fiche questionnaire de santé et notre dossier déclarer maladie pathologie questionnaire santé 2026 pour la méthode déclarative et les risques de fausse déclaration.

Délégation versus contrat groupe, comparatif 2026

Pour un emprunteur cardiaque ou diabétique en 2026, le choix entre contrat groupe bancaire et délégation d’assurance auprès d’un contrat individuel a des conséquences financières et contractuelles majeures. Le contrat groupe applique une grille tarifaire mutualisée moins favorable aux profils à risque aggravé, là où les contrats individuels disposent de grilles fines qui valorisent la stabilisation clinique et l’absence de complication. Voir notre dossier contrat groupe vs contrat individuel assurance emprunteur 2026 pour le comparatif technique complet.

Écart de coût total. Selon les comparatifs publiés par les associations de consommateurs et les courtiers spécialisés, l’écart de coût total sur 20 ans pour un capital de 250 000 euros atteint en moyenne 10 000 à 25 000 euros entre un contrat groupe bancaire et un contrat individuel adapté au risque aggravé. L’écart peut dépasser 30 000 euros pour les profils diabétiques de type 1 ou post infarctus de moins de 5 ans. Voir notre dossier économies cumulées 25 ans délégation assurance emprunteur pour la méthode de calcul actuariel.

Mise en concurrence sous loi Lemoine. La loi Lemoine permet en 2026 de résilier à tout moment le contrat groupe initialement souscrit, sans frais ni pénalité, et de substituer un contrat individuel sous réserve d’équivalence des garanties sur les 11 critères de la fiche standardisée d’information. Voir notre fiche loi Lemoine, notre dossier loi Lemoine 2026, résilier infra annuelle sans frais et notre fiche délégation assurance pour la procédure complète.

Assureurs spécialisés. Pour les profils cardiaques et diabétiques, les assureurs les plus actifs en 2026 sont April, Cardif, Generali, Metlife et Securimut. Chaque assureur applique sa propre politique d’acceptation et de tarification sur le risque aggravé, d’où l’intérêt de comparer trois à cinq contrats avant de finaliser la substitution. Voir notre dossier comparatif assureurs emprunteur 2026 et notre dossier refus assurance emprunteur, recours et alternatives pour les alternatives en cas de refus initial.

Recours en cas de refus, parcours à 4 étapes

En cas de refus d’assurance pour un motif de santé, quatre voies de recours peuvent être mobilisées en parallèle ou successivement, avec un taux d’aboutissement favorable cumulé proche de 80 pour cent selon les statistiques de la commission de suivi AERAS.

Étape 1, demande de motivation et examen contradictoire. Conformément à la recommandation 2017-R-01 de l’ACPR, l’assureur doit fournir le motif précis du refus et la base médicale de la décision. L’emprunteur peut demander que cette motivation soit transmise sous pli confidentiel à son médecin traitant pour examen contradictoire. Cette étape débloque en moyenne 15 pour cent des dossiers lorsque la motivation initiale repose sur une lecture restrictive du questionnaire.

Étape 2, instruction AERAS niveau 2 puis niveau 3. Si le contrat individuel sollicité refuse au tarif standard, le dossier doit être systématiquement réinstruit au niveau 2 par les services médicaux mutualisés des assureurs adhérents à la convention. En cas de refus de niveau 2, le dossier est transmis au niveau 3 qui mobilise un pool de réassureurs spécialisé sur les risques très aggravés. Le niveau 3 accepte environ 25 pour cent des dossiers refusés en amont. Voir notre fiche convention AERAS et notre dossier convention AERAS bénéficiaires et démarches.

Étape 3, mise en concurrence multi assureurs. Les politiques d’acceptation varient significativement d’un assureur à l’autre, en particulier sur les pathologies cardiovasculaires et le diabète de type 2. Faire instruire le dossier auprès de trois à cinq contrats individuels différents permet d’identifier l’assureur le plus favorable au profil concerné, en règle générale celui qui a internalisé une grille spécifique récente sur la pathologie en question. La fiche Service Public F1671 rappelle les droits applicables et les délais d’instruction.

Étape 4, médiation AERAS et signalement ACPR. La commission de médiation AERAS peut être saisie en cas de refus persistant ou de pratique non conforme aux engagements de la convention. Parallèlement, le médiateur ACPR instruit les pratiques commerciales contraires à la recommandation 2017-R-01. Voir notre fiche médiation ACPR et notre dossier médiation assurance emprunteur litige ACPR 2026 pour le détail des saisines. Le délai habituel de traitement est de 60 à 90 jours, avec un taux d’aboutissement favorable proche de 70 pour cent pour les dossiers présentant un défaut documenté de motivation.

En résumé

Un emprunteur cardiaque ou diabétique peut accéder en 2026 à une assurance emprunteur grâce à l’articulation de la convention AERAS, de la grille de référence annualisée et de la mise en concurrence par la délégation sous loi Lemoine. Les pathologies cardiovasculaires stabilisées et le diabète de type 2 sous antidiabétiques oraux donnent lieu à des surprimes plafonnées entre 50 et 150 pour cent du tarif standard, avec un écrêtement à 1,4 point de TAEG pour les revenus modestes. Le diabète de type 1 et les pathologies cardiovasculaires plus sévères relèvent des niveaux 2 et 3 du parcours AERAS, avec un taux d’aboutissement global proche de 90 pour cent. La délégation d’assurance permet en moyenne 10 000 à 25 000 euros d’économies sur 20 ans pour un capital de 250 000 euros, par mise en concurrence des contrats individuels spécialisés sur le risque aggravé. En cas de refus, quatre voies de recours sont mobilisables avec un taux d’aboutissement favorable cumulé proche de 80 pour cent, à condition de respecter l’ordre des étapes et de documenter rigoureusement chaque échange. La connaissance précise du parcours AERAS et du levier de la délégation constitue un atout majeur pour les profils à risque aggravé en 2026.

FAQ

Questions fréquentes

Un emprunteur cardiaque ou diabétique a-t-il automatiquement droit à la convention AERAS en 2026 ?
L'accès à la convention AERAS est ouvert à tout emprunteur qui a vu son dossier refusé ou surprimé au tarif standard pour un motif de santé, à condition que la part assurée par tête n'excède pas 420 000 euros et que la dernière échéance du prêt intervienne avant le 71e anniversaire. Le diabète et les maladies cardiovasculaires figurent parmi les pathologies les plus fréquemment traitées par la grille de référence AERAS, qui définit des plafonds de surprime et des conditions standardisées d'acceptation pour les profils stabilisés. La grille est révisée chaque année et publiée sur aeras-infos.fr. L'éligibilité ne signifie pas acceptation automatique, mais ouvre l'examen du dossier sur trois niveaux successifs avec un délai cible de 5 semaines au total. En 2026, près de 90 pour cent des dossiers AERAS aboutissent à une proposition d'assurance, dont environ 70 pour cent au niveau 2 sans intervention du pool des réassureurs.
Quel est le montant moyen d'une surprime pour un emprunteur diabétique de type 1 ou de type 2 en 2026 ?
La surprime varie selon le type de diabète, l'ancienneté du diagnostic, le niveau d'hémoglobine glyquée HbA1c, la présence ou non de complications et l'âge à la souscription. Pour un diabète de type 2 stabilisé sous antidiabétiques oraux avec HbA1c inférieur à 7,5 pour cent, la surprime se situe en 2026 entre 50 et 150 pour cent du tarif standard selon les contrats individuels, soit un taux global de 0,30 à 0,55 pour cent du capital initial. Pour un diabète de type 1 sous insulinothérapie sans complication cardiovasculaire ni rénale, la surprime se situe entre 100 et 300 pour cent, soit un taux global de 0,50 à 0,90 pour cent. La grille AERAS prévoit un plafond d'écrêtement pour les emprunteurs aux revenus inférieurs à 38 460 euros annuels en 2026, qui ramène le coût de la surprime dans la limite de 1,4 point de TAEG pour la part assurée à 100 pour cent.
Le droit à l'oubli s'applique-t-il aux pathologies cardiaques ou seulement aux cancers ?
Le droit à l'oubli posé par la loi Lemoine du 28 février 2022 s'applique à toutes les pathologies cancéreuses et à l'hépatite virale C cliniquement guéries depuis plus de 5 ans, sans plus aucune obligation de déclaration au questionnaire de santé. Pour les pathologies cardiovasculaires non cancéreuses comme l'infarctus du myocarde, l'angor stabilisé, la fibrillation auriculaire ou l'hypertension artérielle traitée, le droit à l'oubli ne s'applique pas en tant que tel. En revanche, la grille de référence AERAS prévoit des conditions standardisées d'acceptation après un délai variable selon la pathologie, par exemple 3 à 10 ans selon le stade post infarctus, avec des surprimes plafonnées et parfois nulles si la stabilisation clinique est attestée par le médecin traitant. Voir la grille publiée par la commission de suivi AERAS pour le détail des délais et plafonds par pathologie.
Comment choisir entre contrat groupe bancaire et délégation pour un emprunteur diabétique ou cardiaque en 2026 ?
Pour un profil cardiaque ou diabétique, la délégation présente en 2026 deux avantages majeurs par rapport au contrat groupe bancaire. D'une part, les assureurs spécialisés sur le risque aggravé comme April, Cardif, Generali ou Metlife disposent de grilles tarifaires plus fines qui valorisent la stabilisation clinique et l'absence de complication, alors que le contrat groupe applique une grille standardisée moins favorable. D'autre part, la mise en concurrence sur les seuls 11 critères d'équivalence retenus dans la fiche standardisée d'information permet d'éviter les exclusions cachées et les seuils défavorables propres aux contrats groupes. L'écart de coût total sur la durée du prêt peut atteindre 10 000 à 25 000 euros pour un capital de 250 000 euros et une durée de 20 ans, selon les comparatifs publiés. La délégation se fait sous loi Lemoine à tout moment du prêt, sans frais ni pénalité.
Quels recours en cas de refus d'assurance pour un emprunteur cardiaque ou diabétique en 2026 ?
Quatre voies de recours sont mobilisables en cas de refus initial d'assurance pour un motif de santé. Premier recours, demander à l'assureur le motif précis du refus et la base médicale de la décision pour examen contradictoire par le médecin traitant, conformément à la recommandation ACPR 2017-R-01. Deuxième recours, faire instruire le dossier au niveau 2 puis au niveau 3 de la convention AERAS, ce dernier mobilisant un pool de réassureurs spécialisé sur les risques très aggravés et acceptant environ 25 pour cent des dossiers refusés aux niveaux 1 et 2. Troisième recours, mettre en concurrence trois à cinq contrats individuels via des courtiers spécialisés sur le risque aggravé, car les politiques d'acceptation varient significativement entre assureurs. Quatrième recours, saisir la commission de médiation AERAS puis le médiateur ACPR en cas de pratique commerciale non conforme. Le taux d'aboutissement favorable cumulé dépasse 80 pour cent selon les statistiques publiées par la commission de suivi AERAS.

Comment cet article a été vérifié

  • 7 sources officielles citées (Légifrance, CCSF, ACPR, service-public.fr, AERAS, ORIAS, UFC-Que Choisir).
  • Rédigé par Marie Dubois, rédactrice spécialisée en assurance emprunteur et conformité éditoriale. Article éditorial, ne constitue pas un conseil personnalisé.
  • Dernière revue éditoriale : 6 juin 2026. Mises à jour suivies (loi Lemoine, grille CCSF, AERAS, jurisprudence ACPR).
  • Aucun lien d'affiliation déguisé, aucune recommandation personnalisée (ce n'est pas un conseil en investissement). Lire notre politique éditoriale.
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